dimanche 29 avril 2018

C'est toi, Seigneur, qui es notre fête !


« C'est Toi, Seigneur, qui es notre fête : Seigneur, elle est si grande la raison que nous avons de nous réjouir en Toi, que je me réjouirai en T'aimant, en Te servant et en Te louant autant que je le pourrai. Ouvre, Seigneur, toutes les ouvertures et les portes de ma maison, pour qu'elle se remplisse toute de cette joie et de cette allégresse qui doivent être les nôtres parce que Tu existes. 
Seigneur ! 
Source de grâce et de liberté ! 
Si quelqu'un veut se réjouir et se remplir de joie, qu'il vienne à moi, car il me trouvera aussi plein de joie qu'une source jaillissante est pleine d'eau ! 
Où que j'aille, j'y vais dans la joie ; où que je sois, j'y suis joyeux, et où que je me tourne, je suis joyeux. Et cela m'arrive, Seigneur, parce que je suis tout en Toi et que Tu es toute joie et allégresse. Ainsi soit-il. » 

Bx Raymond Lulle (1232-1316)

dimanche 22 avril 2018

L'abbaye de Hautecombe...

Hautecombe, au bord du lac du Bourget...
"Que tous soient un"
Un film de la communauté du Chemin Neuf


dimanche 15 avril 2018

Soeur Blandine, témoignage...

Année des vocations avec le bienheureux Alain de Solminihac :
Témoignage de Sœur Blandine, maîtresse des novices à l'abbaye Cistercienne Sainte Marie de Boulaur, dans le Gers), originaire de la paroisse de Bretenoux...


lundi 9 avril 2018

La Vierge à midi, P. Claudel



Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer. 

Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n’ai rien à offrir et rien à demander. 

Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela 

Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête. 

Midi ! 
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Ne rien dire, regarder votre visage, 

Laisser le cœur chanter dans son propre langage,
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein, 

Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée, 

La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final, 

Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ, 

Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme, l’Eden de l’ancienne tendresse oubliée, 

Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées,
[...]

Parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !
Paul Claudel "Poèmes de guerre"

dimanche 8 avril 2018

Apparition à Thomas...

"Apparition à Thomas", M. Chmakoff




"Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne croirai pas"…



"Porte ton doigt ici : voici mes mains; avance ta main et mets-la dans mon côté, et ne deviens pas incrédule, mais croyant."







L'attouchement comme forme d'expérience : En commentant l'histoire de Thomas, saint Cyrille d'Alexandrie qui a témoigné d'une pénétration profonde de l'esprit du Quatrième Évangile, pensait à l'attouchement qui s'effectue dans « l'Eulogie » et qui est rendu possible par le don du Saint-Esprit. 

L'Eulogie est le terme que saint Cyrille emploie pour désigner l'Eucharistie. Par conséquent, c'est l'Eucharistie qu'il interprète comme un attouchement du Seigneur, en la rapprochant de l'expérience de Thomas.

Nous retrouvons ce rapprochement dans la vie liturgique de l'Église orthodoxe. Dans les prières qui sont récitées par les croyants quand ils s'approchent de la Communion, il est dit : 
« ... Étant herbe, je communie au feu et, ô terrible miracle, je suis arrosé sans être brûlé, de même qu'anciennement le Buisson Ardent était enflammé sans être brûlé » (saint Siméon le Nouveau Théologien). 

Or, dans l'Office dédié à la mémoire de saint Thomas, l'Église chante : « Ô nouveau miracle, ô glorieuse image, comment se fait-il que la main de l'apôtre n'avait pas été brûlée comme l'herbe par le feu de la Divinité ? »
 P. Georges Leroy